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J341 /// LIVE PAINTING

Finalement, c'est pas tant de peindre en live qui me fait flipper comme un dauphin maladif, puisque j'ai suffisamment confiance en moi et connais suffisamment mon (ou mes) styles pour m'y adonner sans que des regards me stressent. Ce n'est pas non plus de faire du grand, même si il faut des pinceaux adaptés, et les pinceaux chinois semblent nickels, tant ils gardent une bonne réserve d'encre. Et je suis en train de faire des formats assez grands qui plus est (76cm de haut). Non. Le vrai facteur limitant et donc stressant, finalement, c'est le temps. Car même si l'on peut prendre le temps qu'on veut, ce serait quand même bien de finir le soir même et ne pas avoir à y revenir. Et c'est là en fait qu'il faut bien choisir ses armes: la taille de l’œuvre bien sûr, adaptée elle même à la taille des outils (pinceaux...), mais aussi ce qu'on va faire, et dans quelle finesse on va le faire. Trop de sujets et ça va merder, idem si trop de détails ou travail trop fin, alors qu'en plus le public est à une certaine distance... Bref bref. Je crois que je finirai ce billet ce soir... en rentrant.
Bon, je suis toujours en vie et n'ai pas perdu toute ma conscience dans cet exercice périlleux. Finalement le résultat est un mélange entre les croquis que j'avais en tête et la libre spontanéité au son de la musique. Mais c'est vrai que, en tant que scientifique (autrement de nombreuses années de formatage de la pensée au cerveau gauche, l'analyste), il ne m'est pas évident d'être spontané. Et c'est d'ailleurs violence que je dois me faire, continuer à désapprendre et réapprendre le naturel, l'enfantin pour ainsi dire. Mais ce fut une superbe expérience, genre défi ou coup de pied au cul (ou à la tête). La prochaine fois, je pense que ce sera sur papier japonais, nuances de gris et, qui sait, pourquoi pas un peu de couleurs ? Oups, désolé pour ce gros-mot.
Pour ce qui est du résultat, je rappelle quand même qu’une première partie musicale de jour s'y rapportait (au jour), avant la deuxième partie de nuit sur le coté plus glauque (enfin c'est surtout ce que j'ai traité) genre cauchemar et Cie. Je me suis rendu compte à la fin que le visage de ma petite fille ressemble étrangement à celui de Kasane, un conte japonais parlant d'une femme à moitié défigurée. J'y ai retrouvé inconsciemment le même regard, entre tristesse et foJie. Enfin bref, à retenter...

Pour infos, c'est une petite heure par moitié

légende : une fillette a une moitié joyeuse, de jour, et une moitié monstrueuse, de nuit, où eslle est défigurée et tue son lapin avec son tentacule

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Same same but… different