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J335 /// Sasabudi : J-30...

UN MOIS . Trente jours. C'est le temps qui reste avant la fin du projet. La fin "officielle", puisque, même si je mets les bouchées doubles en ce moment, je ne sais pas si j'aurai rattrapé le retard dans mes illustrations. Bref, je me suis bluffé encore aujourd'hui sur l'illustration du J334, d'hier donc, en me disant que, quand même, en un an, j'aurai progressé à la vitesse grand V. grâce notamment à ce projet de une illustration par jour; mais aussi à l'inspiration de grand maîtres comme Moebius et Burns, qui, à eux seuls auront fait exploser mon style juvénile pour lui donner une maturité dont je ne l'en croyais pas capable. D'autant plus que ces deux styJes sont en train de se mélanger, comme un yin pourrait s’accoupler avec un yang , laissant une part de mystère quand au résultat et à la proportion du nombre de nuances de gris qui pourrait découler de ce coït. Bref, tout ça pour dire que nos œuvres et nos arts sont tous des bâtards issus de multiples inspirations, à moins que vous n'ayez jamais eu d'autres inspirations que votre environnement, ce qui reviendrait à dire que vous avez été inspiré par la nature, par les arbres épars, par les montagnes, la brume et les stalactites de votre grotte d'ermite. Et c'est bien un peu à ça que je ressemble au bout de 11 mois sans coupe de poils. Et pourtant, j'y ressemble, mais juste physiquement; parfois, j'aimerais m'égarer suffisamment pour ne plus avoir d’inspiration autres que la nature elle-même, et que mes tergiversions mentales et instinctives. Me lever le matin et n'avoir nul autre occupation que de produire l’œuvre de la journée, celle que j'aurais vu en rêve quelques instants auparavant. Sans multiplier les contacts humains inutiles. Et que dire alors des contacts robotiques, et de ces mêmes contacts, inutiles ! Parfois, j'aimerais être un de ces

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Same same but… different