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J180 /// Attachement

J'en jubile déjà. Rien que de penser que je vais en parler. Je suis à la fois au paroxysme de la jubilation et à la fois de la rêverie, tant et si bien qu'il est difficile de l'attraper, de se l'approprier et de la faire sienne, et de s'y tenir, dans une sorte de respect mutuel engendré -si toutefois -cela était réalisable- par des années de relation "je t'aime, moi non plus". Je veux parler de la liberté. Et c'est bien là tout le problème. Comme tout concept, il est infini et peut s'appliquer aussi bien à de l'abstrait qu'à du concret: liberté d'être, de paraitre, d'aimer ou pas, d'avoir ou de ne rien avoir... Je ne sais pas si ce sont mes lectures du moment, entre les déserts des illustrations de Moebius, l'Habitat plume et le Tropique du Cancer (Henry Miller), mais j'ai une grosse soif de liberté ces temps-ci. Le fait d'avoir réussi l'exploit de me libérer de mon harem de petites putes y est peut-être pour quelque chose, comme une espèce de tremplin permettant mon envol prochain vers des déserts et des desserts inconnus. Et pourtant. On pourrait croire que je suis libre, dans ce beau pays qu'est la France. Libre de trouver un terrain et habiter en yourte, libre d'habiter en camion et de ne pas avoir de domicile fixe, libre de disparaitre du jour au lendemain sans laisser de traces... Bien sûr, faut pas déconner et, en France, on est quand même libre de pas mal de choses, sauf de ne pas être comme les autres moutons, et se faire évacuer comme une brebis galeuse. Bref, sont-ce mes vies antérieures où j'aurais manqué de liberté, qui m'auraient rendu aussi (a)vide ? Toujours est-il que je rêve de me libérer: du matériel d'abord, de l'inutile encombrant physique. Encore faut-il s'en donner les moyens: analyser l'utile du reste poussiéréux, arrêter d'accu

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Same same but… different