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J336 /// Mes rôdeurs

Parfois, en coupant les légumes, je m'aperçois comme je suis de traviole... je veux dire tendu, crispé, les épaules remontées, le bide noué. Je me dis alors que c'est encore un tour du stress, celui qui nous empêche de vivre totalement le présent, et occupe notre esprit avec des trucs à faire du futur et/ou des trucs qu'on aurait dû faire ou pas dans le passé. Et là, je m'dis que je suis juste en train de couper des légumes, et je décrispe instantanément. Mais, car il y a un mais, des fois, je me dis aussi que le charabia que je viens d'écrire est juste un moyen de se réconforter et de ne pas affronter la réalité, ou de la fuir: je suis entouré d'esprits qui n'arrêtent pas de me rôder autour et me stressent. Voilà qui explique tout. Et je suis sûr que, dans nos pays occidentalisés, si j'allais voir un doc. pour ça, il me dirait que tout va bien et, au pire, me prescrirait des antidépresseurs ou des merdes comme ça, signant de ce fait son incompétence doublée d'un je-m’en-foutisme bien franco-français. Il ne ressentirait même pas ces rôdeurs que j'aurais amené avec moi dans sa salle d'attente, dans son cabinet de merde qui sent le neuf. Non. Pas même une hausse de sourcil, aucune sensation, aucun ressenti, aucun flair. Juste un blabla plus ou moins bien huilé appris à l'école et revomi tel quel. Mentalement. Quelle déception...

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Same same but… different