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J150 /// Poulpe pianiste

Ca y est. Une fois de plus. Je suis tout dispersé. Comme écartelé par ma propre propension à l'expansion cérébrale, mon corps ne suit plus mon esprit, sinuant comme un S pris au piège dans une marmite où bouillaient des bribes artistiques. Mon mental part dans tous les sens, entraînant mes doigts comme les tentacules d'un poulpe qui jouerait du piano à 180 BPM, fin speedé par le no-limit de la pensée aveuglée par la blancheur d'un univers abstrait infini, dont l'inexistence des limites empêcherait toute coordination de cette danse de marionnette entre mes pensées et mes outils anatomiques que sont mes mains malhabiles, freinées par les accrochages incessants d'une plume ou même d'un pinceau sur la surface granuleuse du papier. Il est peut-être temps qu'ils divorcent, ou au moins qu'ils essayent de consommer ce mariage imposé par ma naissance, en une ultime tentative de fluidifier cet inextricable instant présent.

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Same same but… different