Expo "La fin des buts"

Exposition sur la fin: du monde, de 2012 • 15 déc 2012 ›› 15 mars 2013

Stéphane BOUILLET /// La fin des buts

Ça y est , la fin débute... ou plutôt les fins: fin du monde, fin d'année... La fin du monde tant annoncée aura-t-elle lieu ? Si oui comment ? Apocalypse ? Invasion extra-terrestre ? Tsunami ? Zombies ? Virus informatique ou guerre nucléaire ? Et sinon, la fin d'année se passera-t-elle sans problème ? Le père Noël arrivera-t-il à tout distribuer ? Est-il vraiment celui qu'on croit ? Et après ? Comment sera le monde après tout cela ?? Stéphane Bouillet vous propose d'entrer dans son monde sans fin à travers ses illustrations à l'humour caustique...

Studio ReMedAct - 8 rue Adoue - 64400 Oloron Sainte-Marie
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Moebius / Giraud, histoire de mon double

Autobiographie de Jean Giraud - Moebius
Autobiographie de Jean Giraud : Moebius Giraud: histoire de mon double

J'ai récemment lu, et même dévoré ce livre, confirmant ce que je savais déjà: Giraud est éternel. Sa vision du monde m'a doublement étonné, tellement il est allé loin dans l'analyse et le lâcher prise sur l'acte de création, mais pas seulement. Je me sens étrangement proche dans sa recherche sur le bouddhisme, l'ésotérisme, sa relation avec les drogues etc.
À lire de toute urgence pour tout dessinateur et artiste qui se respecte !
Notez que les citations ci-dessous se rapportent généralement à des périodes de la vie de Jean Giraud, et ne sont pas forcément à généraliser hors de leur contexte dans le livre. Raison de plus pour le lire en entier !

Le taf de dessinateur

Tout dessinateur sait qu'une œuvre d'art n'en est une que si des aspects de la réalité ont été coupés, mutilés, distordus. Cette distorsion est celle du trait pour atteindre un peu de vérité, du sens.
Car le métier de dessinateur requiert à la fois une modestie sourcilleuse et une vision démesurée, sans limites. Deux valeurs juxtaposées et contradictoires dont Gir et Moebius sont chargés d'incarner, là encore, la dualité.
Aux pires moments de ma vie, je me suis toujours réfugié dans le travail, c'est-à-dire dans le dessin. Au bout de dix minutes passées à me colleter avec un cheval ou un paysage, je finissais par oublier mon problème (...)
Longtemps j'ai eu l'impression d'être tombé là par hasard, comme le personnage qu'incarnait [David Bowie dans un film]: être un extraterrestre avec toutes les apparences d'un être humain débarqué sur la Terre , sans carte ni mode d'emploi pour se diriger, et qui tente de communiquer avec les humains en leur faisant des beaux dessins...
Quand on est dessinateur de bandes dessinées, on croit être libre, bercé par l'illusion d'avoir pris son destin en main, simplement parce qu'on s'est lancé dans une carrière artistique. Je me suis vite aperçu que cette liberté était tout à fait illusoire.
Il est essentiel, pour un dessinateur, d'être publié: c'est à ce moment là qu'il voit vraiment ses dessins. Un dessin imprimé est assez différent de l'original.
Gir représente l'apprentissage du dessin. À mes débuts, j'avais énormément de lacunes. Jijé [Joseph Gillain] avait bien discerné mon coté singe savant, ce don pour la mémoire visuelle, la reproduction des styles. Pour entrer dans le sanctuaire, c'est-à-dire dans la compréhension de l'espace, de la forme, de l’harmonie des lignes, bref dans tout ce qui est noble et moral, il m'a fallu beaucoup plus de temps. Blueberry était en fait un terrain d'expérimentation.
Ce qui me motivait, c'était surtout de travailler énormément, de faire des choses que je n'avais jamais faites, de m'améliorer, de me perfectionner [période Hara-Kiri].
Mon travail est d'être libre intérieurement, comme une sorte de bombe thermonucléaire en fusion permanente. Et mon devoir est de l'exprimer par mes dessins.
C'est [Bill Elder] qui m'a fait comprendre que l'art se prend à l'abordage, se pirate. Il faut s'en saisir sans attendre d'être invité à le faire. Être accepté, adoubé n'est pas le problème de l'artiste.

Herbe et Champignon

J'en ai gardé l'idée que, par rapport à la marijuana, l'alcool est décidément une drogue archaïque. Le champignon aussi. (...) La marijuana est plutôt une béquille de la perception.
Dès que je fume un pétard, les idées m’arrivent en pagaille.
Je n'ai jamais été en phase avec la civilisation de l'alcool. Je n'ai jamais voulu m'y intégrer. (...) Notre culture est alcoolique: elle n'admet l'accroissement de la perception que par la seule consommation de l'alcool.(...) Quant à la dépendance, à l'herbe comme à l'alcool, je la dénonce fermement. C'est la pire des prisons: celle où l'on s'enferme soi-même.
Hergé était aussi un métaphysicien secret: proche des surréalistes, de la tradition ésotérique, bouddhiste. Il connaissait aussi les secrets de l'herbe et savait en user come l'on fait du reste beaucoup d'artistes et de poètes surréalistes de sa génération. on a tendance à l'oublier.
L'herbe a été pendant des années un point d'ancrage essentiel: une porte ouverte sur un autre réel. Un instrument de travail, un outil conceptuel, la clef d'une prospection en dépit de ses aspects dangereux et de la dépendance toujours possible.
Ce soir-la, j'étais celui-qui-devait-prendre-les-champinons. (...) une vague de lave brûlante qui m'emportait comme un fétu de paille. Je me suis consumé ainsi pendant six heures. Une lente et interminable descente aux enfers. (...) L'épisode des champignons a exacerbé mes fantasmes sur l'acte sexuel, les transgressions.

Philosophie de vie

Il y eut une époque mythique ou l'être humain était, tel un enfant, proche du savoir naturel.
Il existe de nombreux enseignement sur l'aspect énergétique des corps, sa position, ses émanations lorsqu'un homme pénètre une femme comme une prise mâle entrerait dans une prise femelle. Il se passe quelque chose.
Les autres bombes à retardement de mon existence sont l'ésotérisme et la magie. Des sensations fortes d'un autre genre venues tout droit, elles aussi, du Mexique.
Sans le savoir, ma recherche d'un père s'inscrivait dans une tradition orientale de la philosophie, fondée sur l'idée du maître à penser, du gourou, c'est-à-dire de celui qui initie. Jodorowsky serait ce maître.
Il m'avait ait découvrir l'ésotérisme chrétien, le bouddhisme, le zen. Je suis alors entré dans une phase absolument mystique (...) J'ai arrêté de fumer, de boire, de manger de la viande...
C'est également l'époque où, grâce à Alejandro, j'ai arrêté de fumer. En une heure. Cela faisait quatre ans que j'essayais vainement d’arrêter... Pour moi, l’adrénaline, la sueur, ont toujours été une drogue.
Entrer initiation, c'est intégrer une acceptation de son être, de ses limites, puis travailler sans cesse à repousser celles-ci.
Le tarot est ainsi une modélisation de ce qu'est en permanence notre vie: à l'endroit, l'intelligence, le mental; à l'envers, l'inconscient souverain.

Technique et dualité Giraud / Moebius

(...) l'utilisation de l'erreur, son exploitation positive.(...) Dans mon travail, j'utilise l'erreur pour en faire une signature. Mais pour que cela reste valable, je suis en permanence dans une recherche pathétique d'une perfection jamais atteinte.
Qu'est-ce que le style en dessin ? Comme un moderne Janus, j'ai deux visages, deux styles. Gir/Moebius. (...) La stylisation est une interprétation du monde. Il s'agissait pour moi de trouver un style propre à véhiculer des histoires avec un minimum de philosophie. Un style qui permettait de rentrer dans n'importe quelle réalité. En même temps, il s'agissait d'avancer assez vite. Il y a un temps du dessin. Un temps matériel, terriblement contraignant.
C’est ainsi que se forge un style. Dans cette admiration du maître et cette volonté de différenciation avec le modèle qu'il propose.
Quand je fait une faute [en dessin], j'essaie toujours d'en tirer avantage. C'est ma philosophie.
Le style dépend étroitement du temps. Le temps accordé au dessinateur pour dessiner. Mais aussi le temps historique du dessin. [l'époque à laquelle on dessine]
[Période Métal Hurlant] Tous ceux qui veulent faire du Moebius y laissent des plumes, et sont rapidement obligés de trouver leur propre voie. Il n'y a pas de cohabitation possible dans mon espace. Il se modifie en permanence dans une mutation généralisée. Ce qui me caractérise, c'est la création d'un monde cohérent, mais perpétuellement en marche : je en supporte pas l'immobilisme et l'immobilité.
Dans l'ordre de l'histoire, il y a d'abord Moebius, ensuite Blueberry en dépit de ce que la chronologie des albums peut laisser croire. (...) Chez Moebius, je reconnais cette exaltation [parallèle avec l'exaltation mexicaine], cette propension sans freins, sans inhibitions à l'épanchement presque impudique.
Dans Blueberry, je fais un crayonné poussé, le pinceau donne la souplesse plastique. Dans Moebius, la mise en place au crayon doit rester légère si je ceux que mon trait de plume vive. En même temps, le trait de plume de Moebius est très contrôlé à la manière d'une ligne claire et le coup de pinceau de Blueberry est jeté d'instinct. Dans Moebius, il y a une part plu grande d'aventure, d'improvisation.
La démarche de Moebius consiste à utiliser le dessin pour se placer dans des états différents de perception. Se plonger dans ce que les surréaliste appelaient le "rêve éveillé" ou "l'explosante fixe" : un onirisme lucide qui est une sorte de transe légère. Un état pythique.
Quand je fais du Moebius, je m'ouvre à la seule nécessité d'être là, dans le présent. Cela m’oblige à mobiliser tout ce que je sais, tout ce que je suis, tout ce que j'ai lu, vu, éprouvé. Dans ces moments-là, je n'existe plus : ma main devient autonome, évolue dans une espèce d’espace sans forme. (...) Notre conscience peut être déconnectée de notre centre de décision. On agit alors en fonction de pulsions extérieures à notre système de perception raisonnable. Quelque chose d'autre agit, parle, dessine qui relève d'une autre dimension. Un infini intime. L'étranger nous habite, étrangement familier, enceint d'une virtualité infinie de créations. Toute spiritualité prend racine dans cet espace libre, ce trou noir intérieur d'où sort la matière de l'art.
Moebius fait partie d'un monde héroïque de symboles et de rêves, à l'exact envers de la carte du réel. Il en cartographie les légendes. Mais la torsion de la bande annule la différence et il revient toujours au même. Quand Gir dessine inlassablement les contours de la réalité, Moebius, lui, cherche le fin mot du monde. Le point final.

Nate Van Dyke

Dutch
Nate Van Dyke Art
Nate Van Dyke Art
Nate Van Dyke Art
Nate Van Dyke Art
Pouple
Orang outan
Orang outan
Dutch
Dutch
Dutch
Dutch
Dutch
Crâne
Batman en chie
Portrait
Ben Laden
Steve Jobs
Plaque pour impression
Portrait
Rousse
Blanche neige

Nate Van Dyke est un illustrateur américain ›› Voir son site officiel

Nate Van Dyke est un illustrateur américain qui dessine depuis l'âge de 2 ans. Dutch, un de ses personnages fétiches, est un sombre chimpanzé anthropomorphique, porté sur l'alcool et parfois complètement déjanté, utilisé à toutes les sauces (du tueur d'alien à Jésus).

Références

Il a d'abord travaillé entre autres sur des story-boards et du concept art pour le jeu vidéo Iron Man, Converse, Red Hot Chili Peppers, Burton Snowboards... et parait régulièrement dans des magazines comme Juxtapoz. Il dessine souvent des animaux.

Techniques

Ses médias de choix sont le pinceau et l'encre, associés à des stylos fins, mais Nate Van Dyke utilise aussi les marqueurs, la peinture aquarelle, gouache, acrylique et huile. Son style se reconnaît par le contraste de ses lignes fines et épaisses, issues de son travail au stylo et à l'encre. Il a une technique mixte: les premiers traits sont souvent au pinceau et encre, de manière assez énergique et saccadée, sur lequel il rajoute des petits traits fins et réguliers, un peu à la manière des encreurs des comics américains. Parfois, pour les ombres ou pour faire des poils, il utilise un pinceau dont les mèches ont été préalablement séparées.
Sur son blog, on peut lire sous un dessin de Blanche-neige (voir diaporama ci-dessus): Les gens me demandent toujours quels stylos et pinceaux j'emploie, ainsi j'ai pensé que je prendrais une photo comportant un indice dedans. Me voici avec mon énorme stylo de Blanche-Neige à 99 cents. Donc là vous l'avez, le secret est finalement révélé…

›› Lire une interview de Nate Van Dyke dans le magazine Juxtapoz

Stéphane Bouillet: Book

Book - Porfolio de l'artiste Stéphane Bouillet ›› Télécharger le book (8Mo) ou Lire sur Issuu

Book - portfolio de l'artiste Stéphane Bouillet, auteur installé en Aquitaine dans les Pyrénées Atlantiques (64), à Oloron Sainte Marie dans le Béarn, près de Pau.

Stéphane Bouillet est un artiste auteur multidisciplinaire: créateur d'illustration et bandes dessinées, photographies (reportage et art contemporain), création de site internet et webdesign, vidéos événementielles en time-lapse (ou non)...

Pour information, ce book est interactif et comporte de nombreux liens internes et externes vers le site de Stéphane Bouillet. Il est en basse résolution et adapté à une lecture à l'écran. Pour avoir une copie haute résolution adaptée à l'impression, me contacter !

Charles Burns

Robert Crumb par Charles Burns
Robert Crumb par Charles Burns
Dog boy
El Borbah
2ème de couverture de Hergé
2ème de couverture de Burns
El Borbah
Big baby
4ème de couverture Tintin de Hergé
Big baby: 4ème de couverture Tintin de Burns
T-shirt
CD d'Iggy Pop
Couverture New Yorker: NB
Couverture New Yorker: Couleur
Couverture New Yorker: Final
Fleur de peau
Fleur de peau
Black Hole
Black Hole
Black Hole
Black Hole
Black Hole
Black Hole
Black Hole
Black Hole
Black Hole
Believer: couverture
Believer: couverture
Johnny 23: pirate de Toxic
Johnny 23: pirate de Toxic
Johnny 23: pirate de Toxic
Toxic
La ruche
La ruche
La ruche
Inspiration de Tintin d'Hergé
Crayonné de Stephen R. Bissette
Encrage à la plume
Encrage à la plume: suite
Encrage fini

Charles Burns est un illustrateur et auteur de bande dessinées américain, né en 1955.

Origines

Il a découvert la BD et l'illustration à travers son père qui s'y intéressait, puis dans des livres de la bibliothèque de ses parents (illustrations), et a été assez marqué par Tintin, rêvant de découvrir d'autres aventures après avoir lu un album. Puis il découvres d'autres magazines comme Monsters, et des comics de super-héros dont Superman, Batman, Spiderman.
Mais il s'en lasse et de passe aux comics underground: Zap comix et découverte de Robert Crumb, Big Ass comics, Despair, puis quelques comics policiers comme Crime does not pay et des comics d'horreur ou de romance, trouvant dans les pages d'Art Spiegelman une influence et une idée de ce que pourraient être ses propres pages.

Productions

Dogboy est un de ses premiers comics, sur un homme qui s'est fait greffer le cœur d'un chien, dont il acquiert les caractéristiques.
Puis il découvre les lutteurs lors d'un voyage au Mexique, lui inspirant le personnage de El Borbah (1982), un détective privé habillé comme un catcheur mexicain, porté sur la clope et l'alcool. C'est son premier livre, copiant dans une sorte d'hommage les pages représentant des cadres sur fond bleu rayé des personnages d'Hergé dans les premières et dernières pages des albums de Tintin.
Son prochain personnage, Big Baby (1986), donne lieu à un livre où là encore, il retranscrit la 4ème de couverture des aventures de Tintin, à sa manière dans Blood club (1991). Les jouets de Big Baby lui donne l'occasion de faire le design de Monster teens, des petits monstres en plastique pour un boite japonaise.
En parallèle, Charles Burns continue son travail d'illustrateur pour des T-shirts, publicités et autres magazines (Heavy Metal...), jaquettes de CD (Iggy Pop... mais refusant les propositions pour des groupes dont il n'aime pas la musique), et quelques couvertures pour Time Magazine, New York Times, New Yorker...
Puis il revient à la bande dessinée avec Contagious, une histoire courte parlant de maladie contagieuse chez les adolescents (prémices à Black hole), avec un homme qui perd sa peau, et une histoire de morts-vivants. Il publie également Fleur de peau en 1992
Black Hole (1994-2004), histoires en noir et blanc multipliant les personnages, raconte la transmission de la crève, une maladie sexuellement transmissible, dans un groupes d'adolescents, entraînant difformités et rejet par une société des années 70, sur fond de relations sexuelles et drogues. Charles Burns publia 12 petits volumes (6 en version française, puis une intégrale), sur 10 ans, demandant donc un travail de notes afin de consolider l'histoire, mais permettant aussi de prendre du recul et de mieux réfléchir sur l'histoire.
Charles Burns a été nommé illustrateur officiel des couvertures du magazine The Believer dès son lancement en 2003.
La série suivante est une trilogie en couleur et commence en 2010 avec Toxic où il continue de voler Tintin dont il se souvient avoir lu des versions françaises sans pouvoir traduire le texte. Traçant un parallèle bien plus tard avec une version chinoise de Tintin de l'étoile mystérieuse, Charles Burns décida de faire une version pirate de Toxic sous le nom de Johnny 23.
Deuxième tome de la trilogie, La ruche est publié en 2012.

Technique et inspiration

Outre l'inspiration de Tintin, Charles Burns s'est aussi inspiré de l'univers de William Burroughs dont il admire le coté visionnaire.
Il utilise une technique de noir et blanc au pinceau comme une ligne claire toxique et avoue être complètement maniaque. Dans Toxic, le dessin est encore épuré et aucun n'est là par hasard ou superflu. Mes livres sont contrôlés de bout en bout, ce n’est pas juste un assemblage improvisé... Malgré qu'il aime l'idée de travailler de manière spontanée, ça n'a jamais marché pour ses dessins.
Toxic innove avec une nouveauté: la couleur que j’utilise ici pour la première fois, devient un outil narratif supplémentaire, et suggère une autre lecture du récit. Si vous regardez bien, même les vignettes remplies d’une couleur unie ont un sens. Il a utilisé un temps de l'aquarelle et de la gouache, ou fait des calques de l'encrage et rajouté la couleur en dessous, mais pour Toxic (et suivant) il a tout colorisé sur ordinateur Mac. Il prend souvent des polaroids et aime les couleurs saturées et plastiques, et ça se sent dans Toxic.

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